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Episode 28 – L’ingratitude

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’ingratitude. C’est un sentiment auquel nous faisons souvent face, nous parents. Nous faisons souvent face à l’ingratitude de nos enfants. 

Nous nous démenons pour eux et eux ne le remarquent même pas. Ils n’en n’ont rien à faire. 

Ça commence très jeune. Je me souviens m’être cassé les pieds à faire une purée maison avec des légumes bio à mon fils, tout ça pour qu’il ne veuille pas la manger. 

Mais même après. Je suis sûre que vous avez des exemples ! Vous les emmenez dans un endroit de folie pour eux, vous passez une super journée et à la fin, ils vous font la misère. 

Mais même au quotidien, vous vous démenez pour eux et ils n’ont aucune reconnaissance pour tout ce que vous faites. Aucune. Ils vont vous reprocher un petit truc, vrai ou non, alors que vous vous êtes décarcassé.e pour eux. 

La moutarde vous monte au nez. 

Alors là, vous pouvez avoir plusieurs réactions. Soit vous vous énervez, vous leur criez après. Soit vous déprimez avec des pensées comme « tout ce que je fais pour eux ne sert à rien. Au contraire, ils sont pourris gâtés. Ils n’ont aucune reconnaissance. A partir de maintenant, c’est fini de leur faire plaisir. La semaine prochaine, je voulais les amener à tel endroit, leur faire faire telle chose, eh bien ils n’auront rien du tout ». 

En général, ces pensées tournent en boucle. Et il n’y a aucune issue. Ça tourne, ça tourne, ça tourne. 

Et pendant que ça tourne, les pensées négatives ne vous quittent pas. Vous vous enfoncez. 

Alors, j’imagine que vous vous rendez compte quand vous m’entendez faire cette description, que c’est complètement inutile car ces pensées, ces émotions sont négatives et ne vous apportent rien de bon. Et c’est d’autant plus inutile que les personnes à cause de qui vous êtes dans cet état, les ingrats, n’ont absolument pas conscience de l’avoir provoqué. Vos enfants sont trop petits pour ça. Mais même si vous ressentez de l’ingratitude à l’encontre d’un adulte ou d’un enfant plus âgé, encore faut-il qu’ils le sachent. Parce que si vous ruminez seule dans votre coin, on retombe sur l’inutilité de la chose, n’est-ce pas ?

Qu’est-ce que l’ingratitude exactement ? 

Le Larousse définit l’ingratitude comme « un manquement grave au devoir de reconnaissance ». Ses contraires sont la gratitude et la reconnaissance. 

Je suis sûre que vous avez tou.te.s déjà expérimenté.e.s l’ingratitude. Avec les enfants, c’est plutôt facile ! Mais même dans d’autres circonstances. Dans le cadre professionnel quand, par exemple, vous vous démenez pour clore un dossier mené par l’un de vos collègues et que le chef le félicite en vous oubliant complètement… Quand vous offrez un cadeau commun, que vous avez tout organisé, que vous avez trouvé l’idée qu’il fallait et que personne ne vous remercie : voilà, c’est ça l’ingratitude ! 

J’en reviens à vos enfants ingrats

Je vais vous dire une chose. Vos enfants ne vous doivent rien. Nos enfants ne nous doivent rien. 

C’est sûrement dur à entendre, à réaliser, mais il n’y a rien de plus vrai. Nos enfants ne nous doivent rien ! 

Ils n’ont pas demandé à vivre, que leur conception soit voulue ou non. Ils n’ont pas demandé à vous avoir comme parent, à exister. Ils n’ont pas demandé à arriver sur cette terre, dans ce monde. Si la conception de votre enfant était voulue, si vous vouliez l’avoir, c’est un acte purement égoïste. En tout cas, vous n’avez pas demandé son avis à votre futur enfant, n’est-ce pas ? 

Donc, vos enfants ne vous doivent rien. Vos enfants ne vous doivent pas un sourire, ne vous doivent pas un merci, ne vous doivent pas un je t’aime. Ils ne vous doivent pas d’apprécier tout ce que vous faites pour eux. Et je sais que vous faites beaucoup pour eux ! 

Mais, enlevez-vous cette idée de la tête. Ils ne vous doivent rien ! 

Vous, en revanche, vous leur devez pas mal de chose. 

Je suis allée sur le site du service public pour savoir ce que la loi prévoyait. Voici ce qu’il y est dit :

« Les parents ont un devoir de protection et d’entretien de leur enfant. Ils doivent veiller sur sa sécurité et contribuer à son entretien matériel et moral, c’est-à-dire le nourrir, l’héberger, prendre des décisions médicales, surveiller ses relations et ses déplacements… Chacun des parents doit contribuer à l’entretien de l’enfant en fonction de ses ressources et de celles de l’autre parent, et des besoins de l’enfant.

Les parents ont un devoir d’éducation : ils doivent veiller à son éducation intellectuelle, professionnelle, civique… Les parents qui n’assurent pas l’instruction obligatoire de leur enfant, s’exposent à des sanctions pénales.

Les parents ont un devoir de gestion du patrimoine : ils doivent administrer les biens de l’enfant et peuvent les utiliser, mais pas les vendre. » 

Voici les obligations légales que vous, parents, avez vis-à-vis de vos enfants. 

A partir de là, repensez à toutes les situations où vous avez ressenti de l’ingratitude. Oui, ça vous embête, oui vous vous sentez dénigré.e mais c’est votre fardeau de parents…

Parlons de gratitude maintenant

La gratitude est donc le contraire de l’ingratitude n’est-ce pas (et hop, encore une porte ouverte enfoncée…). Le Larousse définit la gratitude comme la « reconnaissance pour un service, pour un bienfait reçu ; un sentiment affectueux envers un bienfaiteur ». Ça, c’est la définition du dictionnaire… 

Pour moi, la gratitude c’est être reconnaissant de ce que l’on vit. De chaque chose, même infime que l’on expérimente. Un train à l’heure. Un rayon de soleil qui passe entre les nuages. Le sourire d’un inconnu. Une fleur qui s’ouvre. Peut-être le chant d’un oiseau. 

Je ne veux pas vous perdre dans des considérations trop poétiques, restez avec moi ! Ce que je veux vous dire c’est que la gratitude peut se ressentir pour tout et n’importe quoi ! Pas forcément pour des choses exceptionnelles. Encore une fois, notre quotidien est pavé de choses extraordinaires ! Il suffit de nous en rendre compte ! 

Pour cela, essayez de trouver chaque jour, oui, chaque jour, trois choses pour lesquelles vous éprouvez de la gratitude. Des choses qui dépendent de vous, des choses que vous recevez, des choses que tout le monde reçoit. Affûtez votre regard à tout ce qui se passe bien dans votre journée, ou à tout ce qui s’arrange et ressentez de la gratitude. Vous pouvez par exemple, dire que vous remerciez telle personne pour son geste, que vous trouvez quelque chose bien. Vous n’êtes pas obligé.e de l’exprimer à voix haute, vous n’êtes pas obligé.e de le formuler ainsi. Juste pensez à ce qui vous a convenu dans cette journée. 

Faites cet exercice tous les jours ! Car il y a forcément quelque chose pour quoi vous pouvez ressentir de la gratitude. Même dans les pires journées. 

Si ça vous aide, vous pouvez tenir un carnet de gratitude. J’imagine un joli petit carnet que vous aurez sur votre table de chevet par exemple et dans lequel tous les soirs, au moment du coucher, vous rempliriez. 

Une fois que vous êtes bien à l’aise avec la gratitude, que vous arrivez à la trouver partout ou presque, vous pouvez l’enseigner, la transmettre à vos enfants. 

Avec des mots simples. S’ils sont jeunes, ne leur parlez pas forcément de gratitude tout de suite, vous risquez de les perdre. Vous pouvez leur demander les trois choses qui leur a le plus plu dans la journée. 

Par exemple, moi, je fais ça pendant le diner. Je demande à mes enfants de me dire les trois choses qu’ils ont préférées pendant la journée. Ma fille, qui a trois ans, répète souvent comme son grand frère. C’est encore trop difficile pour elle de se rappeler ce qu’elle a aimé, déjà. Et puis, ses goûts ne sont pas très affinés. Mais chaque fois que mon fils mange des frites, je vous garantis que ça fait partie de ces trois choses qu’il a le plus aimées dans la journée !

La gratitude est un apprentissage

Tout ça pour vous dire que si vous reprochez à vos enfants d’être ingrats envers vous, c’est peut-être tout simplement parce qu’ils ne savent pas ce que c’est d’être reconnaissant. Donc apprenez-leur ! Aidez-les à cultiver leur gratitude ! Aidez-les à être reconnaissants. Ils vous en seront reconnaissants ! 

C’est vraiment une capacité à apprendre dès le plus jeune âge pour réussir à se contenter de ce qu’on a, à voir midi à sa porte, à être reconnaissant. Pas pour stagner, rester immobile, ne pas avancer, ne pas évoluer. Non, pas du tout ! De toute façon, ce serait contre-nature puisque l’être humain est en perpétuel changement. Mais pour apprécier ce qu’on a, apprécier ce qu’on a fait, se dire, j’ai réussi à faire ça, je prends quelques instants pour savourer, voire plus. Je prends l’exemple d’un voyage. On visite une ville, un pays pendant un court laps de temps : si pendant qu’on y est, on pense déjà au prochain voyage, à quoi bon ? Au contraire, pendant qu’on y est, profitons-en, prenons conscience de notre chance. Soyons reconnaissant d’être là où on est ! 

Les personnes qui ne sont pas capables de ressentir de la gratitude, ne sont jamais satisfaites, jamais contentes. Elles courent toujours après une chimère. 

Donc apprenons à nos enfants à la ressentir ! C’est un réel cadeau à leur faire ! 

C’est le moment du résumé :

Lorsque l’on ressent de l’ingratitude, nous nous sentons dénigré.e.s et nous en voulons à ceux qui la provoquent. Nos enfants sont experts pour ça. Mais avant de le leur reprocher, assurez-vous que vous-même êtes capable de la ressentir d’une façon ou d’une autre. Pour cela, vous pouvez vous entraîner chaque jour à ressentir de la gratitude pour trois choses qui vous sont arrivées dans la journée. Vous pouvez vous exercer sans support, juste en y pensant. Ou vous pouvez tenir un carnet de gratitude. 

Une fois que c’est acquis ou même avant, initiez vos enfants à la gratitude en leur demandant quotidiennement trois choses qui leur ont plu dans la journée, leurs trois choses préférées. 

Savoir ressentir de la gratitude, c’est savoir être reconnaissant.e de ce que l’on a et apprécier ce que l’on a. Et c’est une réelle compétence à acquérir pour les futurs adultes heureux et épanouis que, je suis sûre, vous voulez que vos enfants deviennent. 

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