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Episode 39 – Laissez-les rêver !

Les enfants sont dans leur monde. 

Les enfants sont insouciants. 

Les enfants prennent leurs désirs pour la réalité. 

Beaucoup d’affirmations ayant un sens péjoratif mais tout à fait vraies. 

Oui, les enfants sont dans leur monde. 

Un monde dans lequel Spiderman existe. 

Un monde dans lequel les licornes existent. 

Un monde dans lequel tout est possible, sans limite, sans contrainte, sans frein. 

Pourquoi s’en mettraient-ils ? 

Oui, les enfants sont insouciants. Ils n’ont pas vraiment le concept de futur. Ils ne se représentent pas vraiment l’avenir. Pour les enfants jeunes, c’est encore plus vrai car ils n’arrivent pas à faire la différence entre le passé, le présent et le futur. Pour eux, tout est du présent. Si déjà ils n’ont pas vraiment la notion du futur, pourquoi se feraient-ils du souci pour lui ? 

Oui, les enfants prennent leurs désirs pour la réalité parce que, pour eux, tout est possible. Encore une fois, ils ne se mettent pas de limites. 

Qui met fin à leurs rêves ? 

Si vous avez un miroir à proximité, allez donc y jeter un oeil. C’est nous qui mettons fin à leurs rêves de la sorte !

Ça parait terrible comme ça, mais, avant de culpabiliser, écoutez la suite. 

C’est nous qui mettons des limites à leur imagination, à leurs désirs et donc à leurs rêves. 

Et, très souvent, nous sommes bien obligé.e.s. 

Nous sommes bien obligé.e.s, pour le bon développement de nos enfants, de leur dire que Spiderman et les licornes n’existent pas. Et a contrario, nous sommes bien obligé.e.s de leur expliquer que certaines choses désagréables existent bel et bien… 

Nous sommes bien obligé.e.s de leur expliquer les limites comme par exemple l’argent : si vous êtes comme moi, nous n’avons pas un puits sans fond d’argent à dépenser. Par exemple l’alimentation : ils ne peuvent pas se nourrir que de frites, de nuggets et de glace. Il y a aussi le respect des uns et des autres, les règles de vie en société, les choses interdites par la loi et les choses dangereuses. 

Tout ça est absolument nécessaire pour assurer à nos enfants un bon développement

Mais alors, quand ils nous disent qu’ils veulent être astronaute, pompier, princesse, chanteuse (désolée, je tombe dans tous les clichés), nous, nous allons penser « oui, oui, bien sûr, on verra plus tard ».  Et vous dites ça, en n’y croyant pas une seconde. 

En n’y croyant pas parce que votre enfant est encore jeune et qu’il a le temps de changer d’avis, d’ailleurs, il ne sait pas forcément bien ce qu’est le métier d’astronaute…, mais aussi parce que vous pensez qu’il n’en aura peut-être pas les capacités (après tout, pour être astronaute, il faut être vachement calé sur plein de choses) ou parce que vous pensez que c’est perdu d’avance.

Mais pourquoi pas, après tout ? Pourquoi votre enfant changerait-il d’avis, pourquoi votre enfant n’aurait-il pas les capacités, pourquoi votre enfant n’aurait-il pas de la chance ? 

Si, un peu plus grand, vous leur dites « euh tu sais, c’est très difficile d’être astronaute, je ne sais pas si tu y arriveras… ». Ou « tu ne connais personne dans le monde de la chanson, il y en a beaucoup qui veulent faire leur place, pourquoi toi tu y arriverais là où d’autres ont échoué ? » 

Je comprends qu’une partie de vous veut les protéger de la déception qu’ils pourraient avoir s’ils échouent. J’ai fait un épisode complet sur l’échec. C’est l’épisode 26 du podcast si vous voulez l’écouter. En les protégeant de la sorte, vous cassez leur rêve !

Parce que, c’est sûr que si vous leur dites ça, ils ne vont pas y arriver ! Ils ne vont sans doute même pas essayer ! Ils ne vont pas essayer de suivre leur rêve ! Du tout ! Ils vont avoir cette mentalité de perdant. Que vous avez peut-être si vous leur tenez ce discours. 

Ce que je veux, à la fin de cet épisode, c’est que vous ayez une mentalité d’essayant. On veut accomplir quelque chose, on essaye ! On arrête de se dire de ne même pas essayer parce que ça ne sert à rien. 

 

Essayer, ça s’apprend !

Ça s’apprend dès le plus jeune âge. Les enfants doivent essayer de tout faire avant de réussir. Ils doivent essayer de mettre leurs chaussures pour y arriver et avoir plus d’autonomie. Ils doivent essayer d’apprendre à lire pour enfin y arriver. Et ça fonctionne avec tout. Ils essayent de faire avant de réussir à faire. Nous aussi d’ailleurs, bien qu’on ait besoin d’essayer moins de choses puisque nous avons une plus grande expérience de la vie. 

Si votre enfant essaye quelque chose et qu’au bout du 1er ou 2ème essai, il n’y arrive toujours pas ou pas encore, il s’énerve et jette l’éponge… C’est moyen. Comment peut-il y arriver, réussir à faire ce qu’il veut faire s’il n’essaye pas ? Quand il a appris à marcher, il a dû se prendre plusieurs gamelles avant d’arriver à courir ! Et heureusement qu’à ce moment-là, on ne lui a pas dit, et il ne s’est pas dit non plus, que ce n’est pas la peine d’essayer car il n’y arrivera pas ! Il a essayé plusieurs fois avant de réussir. 

Pourquoi ne devrait-il pas en être toujours de même ? Pourquoi a-t-il des choses qu’il devrait essayer plusieurs fois pour enfin finir par réussir et pourquoi d’autres fois, il ne faut même pas qu’il essaye ? 

Parce que dans le premier cas, beaucoup d’autres personnes y arrivent : marcher, lire, retenir sa leçon… Mais dans le deuxième cas, peu de personnes y arrivent ou en tout cas pas tout le monde. 

Dans le premier cas, c’est, en quelque sorte, acquis. Dans le second, ça n’est pas acquis. Dans le second cas, ceux qui y arrivent ont des compétences particulières. 

Alors, je vous pose la question : pourquoi votre enfant n’aurait-il pas ces compétences particulières pour faire de son rêve une réalité ou pourquoi ne pourrait-il pas les acquérir ? 

A la limite, ce que vous pensez de votre enfant, de ses capacités, à l’instant T, ce n’est pas très pertinent. Parce que, comme je vous l’explique dans l’épisode 37, votre enfant change en permanence. Ce n’est pas parce qu’à un moment donné votre enfant est comme ci ou comme ça, qu’il le restera toujours. 

Et justement, pour qu’il change, qu’il évolue et s’améliore, il faut un discours d’essayant. Parce que si vous avez un discours de perdant, de « n’essaye même pas, ce n’est pas la peine », il ne va pas évoluer dans le sens qui lui permettra de suivre ses rêves. 

Comment fait-on ça ? Comment fait-on en sorte d’accompagner son enfant dans ses rêves sans le casser et tout en le protégeant d’une certaine déception ? 

On se rend compte à l’énoncé de la question que c’est complexe…

Pour l’accompagner dans ses rêves, il est primordial de bien distinguer l’imaginaire de la réalité. Vous ne pouvez pas lui dire que certaines choses existent. Et encore… On le fait bien avec le père noël ou la petite souris. Pourquoi pas avec Spiderman et les licornes ? Mais si vous lui dites que certaines choses n’existent pas en vrai, vous pouvez le laisser dans le monde merveilleux de l’imagination. On y est bien dans ce monde ! Et l’imagination développe tout un tas de compétences créatives donc ce n’est pas plus mal. 

Ce qu’il faut quand votre enfant vous parle de ses rêves, c’est lui dire « ah oui, tu aimerais bien faire ça » et s’il vous demande si c’est possible et que, fondamentalement, ça l’est, vous pouvez lui répondre « oui c’est possible, tu pourrais très bien y arriver » et ensuite enchaîner avec les modalités de sa réussite comme beaucoup de travail, des compétences à acquérir dans tel domaine… De façon à lui faire comprendre que s’il a envie d’être astronaute, c’est possible, mais ça ne va pas lui arriver tout cuit dans la bouche. Il n’y a personne qui va venir le chercher comme ça pour lui offrir un poste d’astronaute. Il va falloir bosser un peu. 

Mais surtout ne lui dites pas que c’est en dehors de sa portée. Qui sait, peut-être que votre enfant va bosser pour devenir astronaute et qu’en chemin, il va se rendre compte qu’il aime autre chose et va bifurquer vers ce quelque chose d’autre qu’il aime… 

Tout l’inverse de si vous lui dites direct qu’il n’y arrivera jamais. Si vous lui transmettez ce message, disant que votre enfant n’est pas fait pour réaliser quelque chose, il va toujours se contenter de faire ce qu’il sait déjà faire ou ce qui est facile pour lui, ce qui ne lui demande pas beaucoup d’effort et avec quoi il ne prend pas beaucoup de risques. Or, c’est trop restrictif et à long terme, ça va empêcher votre enfant de trouver sa voie parce qu’il n’aura même pas pu essayer. 

Si le rêve ne se réalise pas…

Oui mais si votre enfant essaye, et qu’il se prend un mur, qu’il n’y arrive pas… Vous allez devoir le récupérer à la petite cuillère… 

Eh bien, oui, ou non…

Oui si vous ne l’avez jamais préparé à la déception. Si vous ne l’avez jamais préparé à une non réussite. Si vous avez toujours trop embelli la réalité… 

De plus, si pour vous, échouer est une tare, vous lui avez transmis cette idée qui fait donc partie de sa réalité. Si vous ne lui avez pas appris que lorsqu’on ne parvient pas à faire quelque chose, on peut en tirer des enseignements et surtout rebondir ! J’explique tout cela dans l’épisode 26 sur l’échec. Vraiment, allez l’écouter ou le réécouter, j’y dis plein de choses qui sont vraiment fondamentales pour justement essayer, ne pas réussir, en tirer les leçons et rebondir ! 

Vous pouvez aussi familiariser votre enfant à la déception. C’est une émotion comme une autre que nous sommes, nous, être humain, amené à rencontrer souvent. 

Que fait-on de cette déception quand on la ressent ? Comment la traite-t-on ? Comment se concentre-t-on sur le positif même dans une situation qui nous semble seulement négative ? 

Tout cela est un apprentissage et tout cela s’apprend. 

En bref, laissez votre enfant rêver ! 

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