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Episode 2 – La question du bonheur

La question du bonheur est LA question à un million d’euros.

C’est sûrement l’une des questions que l’on se pose le plus souvent : comment être heureux ? 

On se pose cette question pour soi mais aussi pour les autres et surtout pour nos enfants. Lorsqu’ils font quelque chose, lorsqu’on les emmène à Disneyland et qu’ils ont un sourire jusqu’aux oreilles, on se dit « ça y est, il est heureux / elle est heureuse ». Et nous sommes, nous-mêmes remplis de fierté d’avoir rendu nos enfants heureux

Formidable me diriez-vous ! 

Sauf que, lorsqu’on quitte Disneyland à la fin de la journée, sont-ils toujours heureux ? 

Oui. Au moins sur le trajet du retour, au moins le reste de la soirée, peut-être même le lendemain. Et après ? Faut-il sans arrêt les amener à Disneyland, leur offrir des cadeaux ou tout autre chose pour qu’ils soient heureux ?

Vous me voyez venir, la réponse est non, évidemment. 

Et c’est pareil pour nous. Est-ce qu’il faut qu’on soit sur un transat au bord d’une piscine, sous un parasol, en train de siroter un cocktail pour qu’on soit heureux ? Ou est-ce qu’il faut qu’on soit riche, qu’on ait une grande maison, la dernière voiture à la mode ? Est-ce qu’il faut qu’on ait des enfants obéissants, sages et calmes, qui ne font jamais un faux pas pour être heureux ? 

Et, *roulements de tambours*, la réponse est la même. Non plus. 

Alors une fois qu’on a dit ça, comment rendre nos enfants heureux ? 

Eh bien, pour avoir des enfants heureux, il faut déjà commencer par être heureux soi-même. Ce sont les neurones miroirs qui entrent en jeu ici. Je ferai un épisode dédié aux neurones miroirs mais pour faire bref, ce sont les neurones qui nous permettent de nous adapter à notre entourage, de nous sociabiliser. 

Alors comment se rendre heureux ?

On croit souvent que le bonheur est un paquet que l’on recevrait dans la boîte à lettres un beau jour et que ça y est, une fois qu’on l’aura, on sera enfin heureux pour le reste de notre vie. On croit que, quand on aura trouvé le compagnon ou la compagne idéale, on sera heureux. On croit que quand on aura trouvé la maison de ses rêves, le job parfait ou qu’on gagnera tant d’argent, on sera heureux. Ou aussi parfois, quand on aura des enfants calmes et obéissants, qui feront leurs nuits et qui seront autonomes. 

Si c’est la façon dont vous fonctionnez, je suis désolée de vous le dire, mais vous vous trompez.

Car tout cela est faux. Si on attend toujours qu’il se passe quelque chose pour être heureux, lorsque cette chose arrivera, notre esprit, habitué à ce schéma de pensées, voudra encore autre chose pour être heureux. Quand on aura eu le job de ses rêves, bien payé, on voudra la maison de ses rêves. Et quand on aura eu une super maison, on voudra la voiture de ses rêves. Et ensuite, on voudra la destination de vacances idéale. Et une fois qu’on l’aura eu, on voudra une maison secondaire à tel endroit. Etc.

C’est une quête sans fin. Car à chaque fois qu’on a quelque chose, on n’en profite pas. Il n’y a pas un moment où on se dit « c’est un accomplissement d’avoir réussi à avoir ça ». Ou alors, un très court instant. Et très vite, on recommencera à courir après une nouvelle chose à accomplir ou à posséder. 

D’ailleurs au passage, je n’ai pris des exemples pratiquement que matériels mais ça peut être aussi, une compétence à acquérir, un diplôme à obtenir, un exploit sportif à réaliser, un succès entrepreneurial, enfin, vraiment n’importe quoi. 

Le bonheur est une émotion

Mais si je vous disais que là, tout de suite, maintenant, vous pouvez décider d’être heureux. Est-ce que vous me croiriez ? 

Car oui, là, maintenant, tout de suite, vous pouvez être heureux. Vous pouvez décider d’être heureux. Eh oui, puisque le bonheur est une émotion et que les émotions, ce sont des choix que l’on fait.

Le bonheur étant une émotion, nous pouvons choisir de la ressentir ou non. Bien sûr, dans certaines circonstances, lorsque certaines situations se présentent, il est difficile, voire impossible de ressentir cette émotion. 

Mais, à part dans ces cas extrêmes et j’espère pour vous, plutôt rares, la plupart du temps, cette émotion est accessible. Elle est accessible lorsque vous faites quelque chose de plaisant, lorsque vous êtes en train de faire quelque chose qui vous passionne, lorsque vous êtes à un dîner entre amis dans un bon restaurant, lorsque vous regardez votre film préféré, etc. Vous n’avez pas besoin de moi pour être heureux dans ces moments-là. 

Sachez que vous pouvez également être heureux à la queue du supermarché, dans les bouchons en voiture, en train de faire le ménage, lorsque vous essayez de calmer votre enfant qui a fait un cauchemar en plein milieu de la nuit…

Dans ces moments-là, vous avez le choix. Le choix de ressentir l’émotion que vous désirez ressentir. 

Donc, vous pourriez choisir de ressentir de l’agacement, de la colère, de la contrariété, de la lassitude, de l’ennui, de l’inquiétude… Si vous faites ce choix, ayez en tête que c’est un choix. Il est probablement inconscient, c’est sûrement votre état émotionnel par défaut, votre pilotage automatique… Mais, c’est un choix. Prenez-en conscience maintenant : chaque émotion que vous ressentez est un choix.

Donc, si ces émotions déplaisantes sont un choix, vous pourriez très bien choisir de ressentir et de générer des émotions plus positives comme le bonheur, puisque c’est de ça dont nous parlons ici. Mais c’est le même fonctionnement pour toutes les émotions. 

Comment changer son émotion ? 

Toutes les émotions sont toujours, toujours la conséquence de pensées que l’on a. La pensée peut être automatique, fuser dans la tête et disparaître aussitôt. Parfois, souvent même, nous n’en avons même pas conscience. Pourtant, chaque émotion est la conséquence d’une pensée. 

Donc, pour changer l’émotion, il « suffit » de changer les pensées qui ont généré cette émotion. Vous ne le voyez pas puisque c’est un podcast, mais j’ai mis des guillemets à « suffit » car ce n’est pas aussi simple que ça. 

En effet, avant de changer la pensée, il faut d’abord être en mesure de l’identifier. Et c’est le moment le plus délicat selon moi. Ça peut vous demander un peu de fil à retordre car parfois, comme je vous le disais, la pensée est automatique et très rapide. Dans les premiers temps, le mieux est de s’exercer à froid, une fois que l’émotion est passée. Et, plus vous vous entraînerez, plus vous y arriverez.

Une fois que vous avez identifié la pensée, vous pouvez en créer une alternative. 

Je vous donne quelques exemples :

Dans la queue du supermarché, l’émotion que vous ressentez peut-être, c’est de l’agacement, de l’ennui, de la lassitude. La pensée automatique que l’on a est, peut-être, « Oh la la, c’est long ! Après, il me reste le repas à préparer » ou « déjà que ça me gonfle de faire les courses, maintenant, il faut que j’attende longtemps ». Et la pensée alternative pourrait être « c’est bien, j’ai tout trouvé » ou « comme ça, ce sera fait et on va pouvoir tenir toute la semaine. » 

Dans les bouchons en voiture, l’émotion que vous pouvez ressentir est d’en avoir assez, de l’exaspération, vous pouvez être grognon. La pensée initiale pourrait être sensiblement la même « c’est long, alors que je suis pressée, je suis en retard » ou pire « encore un qui ne sait pas conduire et qui a créé un accident ». Et la pensée alternative serait « je n’ai rien à faire d’autre qu’à patienter. Tiens, je pourrais en profiter pour écouter mon podcast préféré. » 

Lorsque vous essayez de rendormir votre enfant au milieu de la nuit, l’émotion ressentie peut être de la contrariété, de la tension, de l’inquiétude. La pensée automatique est « je suis fatiguée, je veux dormir, et demain, j’ai cette réunion super importante. Je vais être dans un de ces états. » La pensée alternative pourrait être « parfait j’en profite pour faire des câlins. Il/elle est tellement mignon.ne. » 

Vous voyez que toutes ces pensées alternatives, mêmes si elles vous paraissent fausses car je force le trait pour vous expliquer, vous trouverez vous-même des pensées alternatives qui vous correspondent plus, ces pensées sont largement réconfortantes et amènent plus d’acceptation, de sérénité, d’apaisement, qui ne sont rien de moins que les pavés de la route du bonheur. 

Plus vous serez heureux dans toute sorte de situation, plus le bonheur sera à votre portée. Je ne vous dis pas de prendre toujours la vie du bon côté, ce n’est ni une obligation, ni souhaitable. 

N’oublions pas, non plus, que la vie est généralement un 50/50. 

Mais, et c’est là que je reviens aux enfants, si vous êtes vous parents heureux la plupart du temps, si vous arrivez à prendre la vie du bon côté, dès qu’il est possible de le faire, vos enfants verront leurs référents heureux. A ce moment-là, ils seront plus enclins eux-mêmes à suivre votre exemple. 

Vous vous demandiez souvent comment rendre vos enfants heureux : la réponse est en vous. Aussi simple que cela puisse paraître.

Soyez vous-même heureux. Votre bonheur va rayonner et va contaminer tous ceux qui vous  entourent. C’est le principe de la loi de l’attraction.  

Si vous voulez que votre quotidien soit rempli d’émotions positives, commencez par les ressentir vous-mêmes. Et c’est vraiment un travail à faire sur soi qui va porter ses fruits très rapidement. 

Lorsque vous mettrez en place ce nouveau schéma de pensée, ça va sûrement être lent dans les débuts. Peut-être que la première semaine, vous y penserez et vous ferez l’exercice une fois par jour mais c’est comme un muscle. Une fois que vous aurez un peu d’entraînement, ça va devenir un automatisme. 

Donc pour résumer cet épisode : 

  • si vous voulez des enfants heureux, soyez vous-même heureux. 
  • Vous pouvez être heureux quasiment en toutes circonstances. Il suffit de créer cette émotion pour vous. 
  • Pour se créer des émotions positives et laisser de côté les émotions négatives, vous pouvez identifier la pensée qui a créé l’émotion et la changer. 
  • Plus vous vous entraînerez, plus vous y arriverez et plus vous distribuerez du bonheur autour de vous. 
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