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Episode 49 – Les familles recomposées

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un sujet qui touche beaucoup d’entre vous. Vous êtes nombreux.ses à faire partie d’une famille recomposée. Vous êtes nombreux.ses à être un beau-père ou une belle-mère et ce n’est pas sans difficultés ! 

Je dois dire que quand j’ai commencé mes recherches sur internet à ce sujet, j’ai trouvé des choses plutôt effrayantes ! Comme si une famille recomposée était vouée à l’échec en provoquant des troubles mentaux à tous ses membres. Ça m’a beaucoup étonnée car pour moi, des familles recomposées, il y en a et le tableau n’est pas aussi noir que ce qui était décrit sur ces sites internet… 

Donc voyons un peu comment vous rassurer sur le sujet des familles recomposées ! 

D’après moi, toutes les formes familiales sont possibles et peuvent être harmonieuses ! Si on prend un contre-exemple, toutes les familles composées du père et de la mère biologiques ne fonctionnent pas parfaitement bien. La caractéristique d’une famille épanouie, équilibrée, où chaque membre a sa place n’est donc pas sa composition. C’est peut-être un challenge supplémentaire, et encore…

Tout d’abord, de quoi parlons-nous exactement ? Qu’est-ce qu’une famille recomposée ?

Il s’agit d’une famille formée d’un couple et d’au moins un enfant issu d’une union précédente. Dans certaines situations, les deux membres du couple ont des enfants d’une union précédente, dans d’autres, c’est seulement l’un des deux. Et ce couple a généralement un ou des enfants en commun.

La conséquence de cette forme familiale est que certains enfants vivent au quotidien avec un adulte qui n’est pas son parent. 

On dit que c’est une forme familiale récente car elle s’est popularisée en même temps que le divorce. Avant que le divorce soit un droit, les familles recomposées ne l’étaient que suite au veuvage d’un des deux parents. C’était donc beaucoup plus rare ! 

Mais aujourd’hui, c’est une composition familiale assez fréquente. 

Quelles sont les difficultés rencontrées dans une famille recomposée ? 

1. L’autorité parentale au niveau légal. Le beau-parent est absent des textes législatifs. Il n’a, de base, aucun droit et aucun devoir sur sa belle-fille ou son beau-fils. Il peut acquérir ce droit en obtenant une délégation d’autorité parentale, accordée par le juge aux affaires familiales, si les parents détenant l’autorité parentale en font la demande. Mais en dehors de ce cas, le beau-parent n’existe pas au regard de la loi. 

D’un premier abord, on peut se demander pourquoi le beau-parent aurait une quelconque autorité parentale sur ses beaux-enfants. A priori, l’enfant a ses deux parents qui prennent les décisions majeures pour lui, décisions dans lesquelles le beau-parent n’a pas son mot à dire. Sauf quand les parents sont défaillants. L’une de mes clientes m’a confié que son beau-fils avait besoin de soins d’ordre psychologique, que sa mère ne voulait pas en entendre parler car elle avait elle-même besoin de soins et que son père, le conjoint de ma cliente, traînait à entreprendre des démarches telles que prendre un rendez-vous avec un spécialiste. Ma cliente, désireuse d’aider cet enfant qui lui paraissait en souffrance, a donc pris le taureau par les cornes et a téléphoné dans certains centres médicaux où elle pensait obtenir de l’aide. À chaque fois, la secrétaire qui lui répondait lui demandait qui elle était pour cet enfant – elle s’identifiait donc en tant que belle-mère – et à chaque fois, la secrétaire lui disait que c’était l’un des parents qui devait téléphoner. 

Cette femme ressentait de la frustration par rapport à cette situation et à son positionnement comme si elle n’était personne pour cet enfant qu’elle appréciait énormément et qu’elle voulait aider…

2. L’autorité parentale au quotidien. Quand les enfants vivent avec des beaux-parents, on se doute que le beau-parent va forcément, à un moment ou à un autre, donner des autorisations à l’enfant, lui poser des limites, lui transmettre des règles de savoir-vivre… Sauf que si le rôle du beau-parent n’est pas clair, l’enfant ne va pas savoir s’il doit l’écouter ou non. Et que se passe-t-il si l’enfant n’écoute pas le beau-parent ? La définition des rôles devrait être, il me semble, clarifiée le plus possible. Comme tout avec les enfants, il convient de revoir cette définition des rôles régulièrement au fur et à mesure que les enfants grandissent et que leurs besoins changent. Si ce n’est pas clair, ça peut être très frustrant et instable pour le beau-parent en question qui ne sait pas sur quel pied danser. Les enfants, malins comme ils sont, peuvent aussi en jouer. De plus, le beau-parent peut outrepasser ses droits par rapport à ce que veut le parent qui est en couple avec lui. 

Tout ça est générateur de tensions qui peuvent facilement être évitées grâce à une bonne discussion. Les questions à se poser sont : 

  • Quel est le rôle du beau-parent par rapport aux enfants ? Les enfants, le parent et le beau-parent donnent leur avis et arrivent ensemble à déterminer le rôle du beau-parent.
  • Qu’est-ce que le beau-parent fait par rapport aux enfants ? Est-ce qu’il doit les garder quand le parent n’est pas là, leur faire à manger, les accompagner à droite ou à gauche, les autoriser à faire telle ou telle sortie, leur signaler qu’ils n’ont pas suivi les règles et poser une sanction en conséquence… 
  • Qu’est-ce que les enfants doivent au beau-parent ? Lui parler gentiment, l’écouter, le respecter…

3. Vous n’êtes pas obligés de vous aimer mutuellement ! Le nouveau couple formé par le parent et le beau-parent s’aime. C’est une certitude sinon ces personnes ne vivraient pas ensemble. Le parent aime ses enfants, c’est aussi une évidence. Mais les enfants ne sont pas obligés d’aimer le beau-parent et vice-versa. Si bien que le beau-parent n’a pas du tout vocation à remplacer l’autre parent. Les parents ressentent un amour inconditionnel pour leur enfant mais pas les beaux-parents ! Je vous le répète souvent dans la boîte à outils des parents : vous et c’est aussi valable pour les autres, vous n’êtes pas obligés de ressentir les émotions que vous devez ressentir. Qui dit quelles émotions vous devez ressentir ? Les convenances, la société, les autres. Mais non, vous n’êtes jamais obligé.e de ressentir des émotions, quelles qu’elles soient, y compris l’amour. 

Donc les enfants et les beaux-parents ne sont pas obligés de s’aimer. Par contre, il n’en demeure pas moins que, s’ils vivent ensemble, il y a certaines règles de savoir-vivre à respecter comme le respect justement, la considération, la tolérance, etc. 

La séparation des parents est un chamboulement pour les enfants. Quand les parents séparés se remettent en couple avec d’autres personnes, c’est de nouveau un chamboulement. La crainte principale des enfants est que le beau-parent remplace le parent qui ne vit pas avec eux. Mais cette crainte peut disparaître si justement vous autorisez les enfants à ne pas aimer leur beau-parent comme si c’était l’un de leurs parents. 

Il y a de nombreuses autres difficultés dans une famille recomposée mais je crois avoir évoqué les principales. J’aurais pu parler également des disputes entre enfants qui ne sont pas issus de la même union mais pour cela, je vous renvoie à l’épisode 18, pour des relations frères et soeurs apaisées

Si vous avez des questions sur le sujet des familles recomposées, contactez-moi et je me ferai une joie de vous répondre ! 

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